Archives Mensuelles: mars 2012

Un petit godet ?

Après la famille, l’autre situation sociale à affronter, ce sont les potes.

A 18h, alors que vous êtes tranquillement en jogging à geindre ou à finir un pot de Nutella en regardant Malcolm à la télévision, Machin-le-super-pote vous appelle et vous lance : « Dude, on va s’en jeter un derrière la cravate ? ».

Dans un premier temps, vous avez envie de dire « Grave, vas-y pour un godet » : il fait beau, votre semaine s’est résumée à un rendez-vous chez le dentiste et des errances plus que pathétiques dans votre studio, vous avez envie de voir la vie, voire même de VIVRE.

Seulement voilà, dans la seconde suivante, vous vous dites : « Bigre ! J’ai pas un rond, j’ai rien à raconter, plutôt mourir que d’aller m’aviner avec mes acolytes ». Vous êtes alors pris de spasmes, conséquence physique de cet affreux dilemme qui vous déchire.

Vous ne pouvez PAS refuser cette petite sauterie. Si vous vous écartez du groupe, sachez que vous serez désormais le dernier à savoir les ragots (qui est enceinte, qui s’est marié, qui s’est tapé une cougar) et aurez la certitude de passer nouvel an tout seul. Sans oublier que, dans le cas où vous retrouveriez une vie intéressante, vous aurez besoin de bras pour déménager de votre minable studio.

Si votre refus est motivé par des questions financières, dites-vous que heureusement, vous êtes allé chez le dentiste cette semaine parce que vous n’y retournerez pas de sitôt, et vous vous contenterez de deux-trois surimis pour finir le mois.

Vous avez dont accepté la charmante invitation de Machin. Bien que vous n’ayez rien à foutre de la journée, ne vous pointez ni à l’avance, ni à l’heure. Avec un peu de retard, vous arriverez à sous-entendre que vous avez eu des trucs à faire (si on vous demande quoi, faites diversion en demandant des cacahuètes).

Vient le moment extrêmement gênant où les potes racontent leurs anecdotes de boulot. On vous l’accorde, à ce moment-là, le chômeur, penaud, regarde ses pompes en priant pour que ça cesse au plus vite. Pour éviter le malaise, plusieurs possibilités s’offrent à vous. D’abord, faire une nouvelle fois diversion, c’est-à-dire aborder un sujet qui fera parler à coup sûr : la météo, l’élection présidentielle, des ragots (vu le vide abyssal de votre vie, pas sûr que vous ayez des ressources) ou encore le fait que Machin utilise toujours des expressions désuètes.

Autre possibilité : raconter vous aussi une anecdote de bureau d’il y a un an. Il y a des chances pour que ça paraisse pathétique (surtout si vous la racontez à chaque fois), mais au moins, vous participez à la conversation.

Enfin, une dernière manière de supporter cette discussion interminable en faisant mine d’y participer, c’est de ponctuer les paroles des autres par des onomatopées ou des mimes. Exemple :

Machin dit : « Je ne supporte plus mon collègue Michel, il oublie toujours de remettre de l’eau dans la machine à café ».

Vous : « Oh ?? » (couplé d’une expression d’étonnement intense)

Truc dit : « C’est comme Régis, il m’insupporte, il mange du Mac Do à son bureau qui est juste en face du mien, ça fouette pendant deux jours »

Vous : « Baahhh » (votre visage se teint d’une expression de dégoût) (alors que vous, vous aimez l’odeur du Mac Do)

Une fois la phase anecdotes de boulot passée, vous pouvez vous détendre : ça fait plus d’une heure que tout le monde boit, Machin et Truc commencent à être un peu joyeux. Et l’alcool met chômeurs et travailleurs à égalité.

Le dernier moment gênant intervient à la fin de la soirée, quand Machin et Truc regardent leur montre en disant « bon, je filoche, moi, hein, j’ai une réu demain », « ah ouais, moi aussi je vais y aller ». Là vous avez l’air con parce que vous ne pouvez pas en dire autant, mais acquiescez simplement  et poliment, même si vous pensez que c’est des petits joueurs.

Il vaut mieux de toute façon ne pas prolonger la soirée, on ne sait jamais, le téléphone peut sonner demain matin…

/Fausta Floyd/

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ViolenciA !!!!!!

D’expérience, nous pouvons affirmer que le chômage ne rend pas bon … Nous avons même noté une très nette tendance à l’apathie la plus complète en société afin d’éviter toute question dérangeante ou tout simplement parce qu’on a tellement l’habitude d’être vautré dans un canap’ devant un écran qu’on est plus capable de rien d’autre. Autre tendance psycho du chômage : la haine, l’envie de sang, de boyau, de dents cassées et de larmes qui coulent. Enfin, l’envie de se défouler quoi !

Ami lecteur, si vous vous trouvez dans cette situation, nous avons la solution pour toi. Nous te proposons ici d’allier couleurs vives, alcool, violence, ridicule et odeur de sueur … Une idée ?!

Le seul bar mexicain de la capitale qui permet de boire des coups et d’assister à des combats de catch mexicain à 10 cm du ring où El Pero Loco va mettre sa race à El Conquistadore.

Dans le bar, LA LUCHA LIBRE (10 rue de la montagne Sainte-Geneviève – 75005), vous allez tout de suite vous sentir comme un haricot rouge dans un bol de chili.

Le concept est assez simple à comprendre : on s’installe, on commande des boissons (bonne margarita au pichet), éventuellement un peu de nourriture (tapas mexicaines ou même burgers), même si manger c’est tromper, on recommande à boire, … et encore une fois,…

Ensuite, on descend à la cave où un ring attend ; on se précipite au bar du bas pour commander un shot de téquila  et une bière afin d’être sur de te transformer en bon supporter de base pour ce qui nous attend.

La cave se remplie, on essaye de s’éloigner des gros beaufs qui ne vont pas manquer de faire des commentaires encore plus cons que les notre.  Dés que la salle est pleine comme un œuf de pélican mexicain, les compétiteurs entrent sur le ring.

Est ce notre état alcoolique déjà bien avancé ou tout simplement le talent des catcheurs mais nous, on a trouvé ça vraiment très réaliste et impressionnant comme spectacle. En plus, on pousse des cris, on prend fait et cause pour l’un des compétiteurs, puis du change de poulain quand on se rend compte que le notre va perdre, … Et on finit pas se mettre sur la tronche avec notre ami parce que, n’est ce pas, nous aussi on commence à avoir envie de donner des coups ! Enfin, on libère la bête qui sommeille en nous à grands coups de shots de tequila et de testostérone.

Une rumeur persistante qui nous avait poussé à venir voir ce qui se passait dans ce bar voulait qu’une initiation au catch soit offerte certains soirs de la semaine. Après une investigation poussée, nous en avons conclu que non, ce n’est pas possible, mais après avoir vu El Diablo Feo éclater une échelle sur El Payaso Sucio, on en avait plus tellement envie.

Nous recommandons de continuer à fond sur cette bonne lancée d’amusement et de poursuivre la fête jusqu’au bout de la nuit car le téléphone va très certainement sonner le lundi suivant …

(Oui, les combats ont lieu le vendredi soir. Le samedi soir, c’est un dj qui se bat avec ses platines ; beaucoup d’amusement aussi mais les bleus en moins)


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