Archives Mensuelles: mai 2012

Les enseignements du Dude

Le Dude est le personnage principal du film The Big Lebowski (réalisé par Joel Coen, 1998). Connu pour être le plus grand fainéant de Los Angeles, Le Dude est un sans-emploi amateur de russe blanc et de bowling qui, par un quiproquo (une vague histoire d’un mec qui pisse sur son tapis), se retrouve mêlé à une histoire d’enlèvement. Si vous n’avez pas vu le film et que vous êtes sans-emploi, précipitez-vous pour le trouver car le Dude nous y enseigne tout un art de vivre son chômage.

Le Dude arbore un style vestimentaire adapté à son mode de vie : le port du peignoir. Le peignoir est reconnu pour être un vêtement ample, idéal pour se promener nu chez soi sans effrayer les voisins d’en face. Mais le Dude le porte aussi à l’extérieur et assume ainsi devant toute la face du monde sa situation de glandeur libéré des contraintes vestimentaires du monde du travail. Il faut quand même préciser qu’il vit à Los Angeles, et vivre son chômage au soleil, c’est autre chose que de le vivre dans une ville où il fait un temps dégueulasse les trois quarts de l’année (peut-être faudrait-il envisager de s’exiler à Montpellier).

Malgré ses airs de paresseux, le Dude s’est trouvé une activité pour ne pas sombrer dans l’ennui : il pratique activement le bowling. Comme les fléchettes et la pétanque, le bowling est un sport parfait pour le fainéant qui aime jouer mais attrape une crampe après une longueur de brasse ou un point de côté après cinq minutes de jogging.

Le Dude a de très bonnes fréquentations qui lui font passer le temps. Si son ami Donnie est assez discret, Walter en revanche anime un peu sa vie (en vérité, il fout le Dude tout le temps dans la merde, mais bon, au moins, ça occupe ; vous avez un Walter, vous ?).

Quand on est au chômage, il faut toujours avoir quelques connaissances autour de soi qui pratiquent des activités telles que danse, théâtre (si possible, débutants)… et sont susceptibles de vos inviter au spectacle de fin d’année : c’est une sortie culturelle de gagnée, mais aussi une franche barre de rire. Comme par exemple le spectacle de Marty, le propriétaire du Dude.

Mais le plus important à retenir dans les enseignements du Dude, c’est son état d’esprit : Take it easy. Pratiquer la désinvolture, se contenter des plaisirs simples de la vie, se laisser porter par le courant…etc. Le Dude n’est jamais inquiet et ne prend rien au sérieux (pourtant, il se fait tabasser plus d’une paire de fois dans le film). Pensez-y lorsque vous psychotez façon « je ne retrouverai jamais de travail, je vais sombrer dans l’alcool, la drogue et l’obésité, je vais me retrouver à la rue quand je n’aurai plus d’allocations et je finirai comme un fou errant dans les parcs publics, hirsute, effrayant les enfants le mercredi après-midi »… TAKE IT EASY. Pratiquez le Dudeism, la religion basée sur le mode de vie du Dude, et propagez-la un maximum : franchement, ça serait pas le pied un monde dudeiste ?

/Fausta Floyd/

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LUNAR PARK

Pour la jouer comme tous vos contacts des réseaux sociaux qui se croient obligés de prouver au monde entier qu’ils sont capables de décrire le temps qu’il fait :

C’est le printemps, il fait beau. On dirait même presque que c’est l’été, il fait chaud.

                                                                                                                      (est-ce un haïku ?)

Nous ne savons pas comment ca se passe pour vous mais nous, nous avons envie de gambader dans les champs et nous y vautrer comme Carry Ingalls, pique-niquer au bord d’un petit ruisseau où l’on pourrait faire un barrage après la sieste, faire des concours de tee-shirt mouillés après une grande bataille d’eau. Et enfin, boire des coups de rosé jusqu’à en oublier que le rosé fait TOUJOURS mal à la tête.

D’ailleurs, allez donc voir ce qu’il en fait du rosé François l’Embrouille

Enfin bref, il n’y a pas beaucoup de programmes télé capable de nous empêcher de sortir de notre morne studio ou de la chambre d’enfant chez nos parents que, crise oblige, nous avons du réintégrer.

Toutefois, pour le chômeur, la vie n’est pas si simple et déjà, vous voyez poindre l’obstacle majeur : la culpabilité.

Oui, parce que comme ca, c’est sur, c’est pas en glandant sous le soleil exactement qu’on va envoyer des CV et écrire de belles lettres de motivation. Et puis ce n’est pas le soir que l’on peut s’y mettre lorsque l’on revient tout rouge à cause du rosé des coups de soleil et épuisé d’avoir trop joué au boomerang et d’avoir du courir après un satané chien pour récupérer notre jouet.

Heureusement, la mairie de Paris a pensé à nous ! En effet, 260 parcs, jardins et autres places parisiennes ont été transformés en cybercafés verdoyants. Vous les reconnaissez au fait qu’à l’entrée, il y a toujours un panneau indiquant qu’on peut bénéficier du wifi au milieu des arbres et des enfants qui crient.

A partir de là, le mouvement est simple, on glisse son PC portable préalablement chargé dans son sac et ont part à la conquête du monde du travail depuis un plaid en vichy rouge sur lequel on ne va pas manquer de s’endormir après avoir vanté notre pro activité hors du commun …

Vous pourrez donc profiter des bienfaits de la nature sans culpabiliser de prendre un train de retard sur les milliers d’autres amis du chômage qui eux, suent sang et eau, devant leur PC de bureau à la recherche de l’offre d’emploi parfaite.

Et puis, quoi de plus motivant pour quitter son statut de chômeur qu’un gros en slip couleur chair en train de s’enduire d’huile bronzante à 10 m de vous ? Sauf si vous avez de drôles de colocataires, il est peu probable que vous ayez droit à ce spectacle chez vous …

Reste le fait que, à l’heure ou les plus écolo-hyppies-bobo d’entre nous s’interrogent sur l’opportunité de couper le wifi chez eux la nuit, l’installer dans 260 endroits de Paris peut laisser circonspect …

Alors il y a la bonne vieille méthode de mon cousin Roger qui s’est fabriqué une sorte de coiffe de papier d’aluminium lui permettant de se protéger des mauvaises ondes nuisibles à son cerveau. Mais sous cette chaleur, son cerveau a cuit ! Hanibale Lecter nous l’a d’ailleurs reproché en nous précisant que nous devrions savoir qu’il préfère manger sa viande bleue …

Nous, nous pensons que tant qu’à être au chômage et tomber dans une dépression dépressive, autant pousser le vice jusqu’au bout et sombrer dans la folie furieuse susceptible de nous ouvrir les portes du monde l’art … ou de l’Hôpital Psychiatrique.

Et quoi de mieux pour ca que de se faire griller les neurones à grand coup d’ondes de l’internet ?

Enfin, n’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous avez votre ordinateur que vous pouvez laisser chez vous votre téléphone portable. Ce serait quand même dommage de finir la journée rouge écrevisse et d’avoir loupé l’appel d’un recruteur …

/Yoda Lucius/

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