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Toc Toc Toc

Un type bizarre, le chômeur ? MMmhh, je prends le risque de vous vexer, mais oui, le sans-emploi (moi y compris hein), à force de désocialisation et perte d’estime de soi devient quasiment un nid à tocs. C’est qu’on s’habitue très vite à ce rythme de vie fait de … euh …. bah pas grand-chose, mis à part de recherche d’emploi et de faux espoirs.

Je vous propose un petit tour d’horizon des symptômes susceptibles de toucher le chômeur (et n’hésitez pas à partager vos propres diagnostics, après tout, Doctissimo n’a pas le monopole des échanges sur les pathologies diverses et variées). C’est aussi l’occasion pour moi de vous faire partager ma … consternation fascination pour une émission américaine qui s’appelle « My strange addiction », et qui nous servira d’échelle de mesure afin de déterminer la gravité du-dit toc (c’est Dr Floyd qui vous parle).

– Symptôme :Vous avez repéré une offre d’emploi top : elle correspond à vos attentes en termes de missions et de salaires, et en plus, VOUS CORRESPONDEZ PARFAITEMENT AU PROFIL RECHERCHÉ. Oui oui, vous avez bien vérifié, vous possédez tous les critères requis. Donc en fait, ce taf est pour vous. Vous envoyez votre candidature et … aucune réponse. Au bout de cinq jours, dix jours, vingt jours… Rien. Et vous ne comprenez pas pourquoi. Alors vous vous dites, « peut-être que j’ai fait une erreur dans mon numéro de portable sur mon CV ». Et, à chaque fois, que vous envoyez une candidature, que vous attendez une réponse, que vous vous dites « mais c’est bizarre, ils m’ont pas appelé pour me recruter alors que c’était exactement moi qu’ils cherchaient dans l’annonce », vous vérifiez si le numéro indiqué sur votre CV est le bon. Voire même, vous vous appelez et vous vous laissez un message pour être sûr (mais vous le dites à personne).

Diagnostic : Vous êtes un chômeur qui a passé le stade des six mois. Ce toc de vérifier votre numéro de téléphone est tout à fait symptomatique du chômeur qui a encore confiance en lui et qui a encore de l’espoir.

Équivalence My Strange Addiction : Ce symptôme est davantage une mauvaise habitude qu’un toc. Il faut simplement songer à ce que votre entourage n’en sache rien, un peu comme Kesha qui mange du papier toilette :

Symptôme : Alors que vous êtes tranquillement en train de regarder un téléfilm sur TMC en début d’après-midi (qu’il faudrait d’urgence remplacer par Melrose Place, y aurait plus d’audience), vous vous levez brusquement et courrez vers votre téléphone portable pour répondre à un appel. Raté : il n’y a jamais eu d’appel. Mais vous êtes pourtant persuadé d’avoir entendu vibrer / sonner… Et ça vous arrive de plus en plus souvent…

Diagnostic : Vous êtes un chômeur qui a dépassé une année complète de chômage. Vous avez tellement envie qu’on vous appelle pour aller travailler que vous créez vous-même dans votre tête un appel. Mais vous pouvez tout de même vous rassurer avec cet article de Slate sur les vibrations fantômes.

Équivalence My Strange Addiction : Il est quand même question d’hallucinations, donc ça devient un peu bizarre comme symptôme, un peu comme Lori qui dort avec son sèche-cheveux allumé :

Symptôme : Vous avez toute une liste de sites d’annonces d’offres d’emploi calée bien au chaud dans la mémoire de votre navigateur internet. Vous consultez tous ces sites tous les matins. Puis tous les matins et tous les midis. Puis tous les matins, tous les midis, tous les soirs, toute la nuit, toutes les cinq minutes, pour être sûr de ne pas en perdre une miette et pour être le premier à répondre à une super offre.

Diagnostic : Symptôme très envahissant, la consultation compulsive et obsessionnelle des sites d’offres d’emploi peut vite vous pourrir la vie et vous faire perdre un temps fou (oui, oui, il est inutile de les consulter la nuit ainsi que le week end).

Équivalence My Strange Addiction : Gare de ne pas y laisser votre santé, un peu comme Bertha qui boit du vernis à ongle ou encore Jamie qui passe son temps à trifouiller ses oreilles.


/Fausta Floyd/

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Le chômeur peut-il…. ?

Devenu sauvage à force de rester chez lui et d’éviter les situations sociales (comme les réunions de famille et les pots entre potes, suivez les liens), le chômeur est toutefois amené à se poser quelques questions existentielles sur sa situation et son rapport à la société. Car il ne vit pas de la même manière que la majorité des gens, ces salauds d’actifs. Vous voyez la différence ?

Les actifs :

Les chômeurs :

Le chômeur peut-il se réjouir des jours fériés ?

Excellente question (j’aime me lancer des fleurs). Découvrant que les 1er et le 8 mai 2012 ne tombent pas un dimanche comme en l’an maudit 2011, le chômeur, redécouvrant ses instincts d’ancien actif (ou d’ancien écolier), est satisfait. Mais peut-il vraiment se réjouir d’un jour férié alors que, finalement, sa vie n’est pas grand chose de plus qu’un long 8 mai ? Eh bien oui ! Jour férié  = amis qui ne travaillent pas = pouvoir se la coller un soir de semaine = événement inhabituel dans la semaine du chômeur = grande satisfaction.

Le chômeur peut-il prendre les transports en commun aux heures de pointe ?

Bah tiens, on va se gêner. J’encourage même fortement mes amis les sans-emploi à le faire. D’une part, prendre les transports hors heures de pointe (type 10h ou 15h) vous font côtoyer le gratin de l’inactif, et ce n’est pas très flatteur pour vous (ai-je des points communs avec ce type qui boit de la 8.6 à 10h du matin ? ou avec cette femme qui parle toute seule et se met soudainement à me crier dessus ?). D’autre part, prendre les transports aux heures de pointe vous procure la sensation d’être au cœur de l’action, comme si vous faisiez partie de cette masse de personnes qui font tourner la France quand d’autres l’engluent dans la crise (qui ça ? moi ? mais j’y ai droit à mes assedics, merde).

 Le chômeur peut-il refuser un service à un ami ?

C’est extrêmement délicat. Le sans-emploi est censé avoir plus de temps que les autres, donc  quand on vous demande un coup de main sur un déménagement, difficile de dire «  j’ai pas que ça à foutre ». Vous n’avez QUE CA À FOUTRE. Donc dites oui, ça vous aérera (je suis sûre que vous manquez de vitamine D, moi-même j’ai des carences). Une sortie vous permettra également de rencontrer des gens autres que conseiller pôle emploi / banquier fâché / commère de votre immeuble / potes de cuite.

Par contre, prenez garde à l’ami mal intentionné qui profiterait de votre situation pour vous exploiter, comme vous demander de trouver un cadeau pour sa belle-mère ou d’aller chercher à la poste son colis de nouveaux sous-vêtements. Ca serait bizarre. Et vous n’auriez plus le temps de répondre à l’éventuel appel du recruteur (qui tarde, n’est-ce pas…).

/Fausta Floyd/

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