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CLEVER BALLS

Nous avons déjà eu l’occasion de vous conseiller de suivre les enseignements du Dude, héro de la glandouille, il est temps de vous parler du roi des glandeurs made in UK : Don Dunberry, glandeur trop méconnu à notre goût.

Pour vous présenter Don, nous allons vous teaser le début de la série dans laquelle il opère ; Don est devant un notaire qui lui lit le testament de sa défunte Grand-Mère, il apprend qu’elle lègue sa maison au Dickhead, lui.

Le ton est donné.

A partir de là, Don récupère la vie de sa Granny et se fond dans le décor sans opérer le moindre changement. Par exemple, il passe une bonne partie de ses journées à se promener comme un prince dans sa robe de chambre.

Il récupère aussi l’assistant ménager de la vieille ainsi que sa voisine qu’il rebaptise Gollum.

Comme Don a réussi à se faire virer le jour où il est devenu propriétaire, il est obligé de prendre une colloc’ pour l’aider à payer les frais successoraux (on n’est pas trop sûres, ca se passe en Grande Bretagne). Et là, vous vous en doutez bien, il décide de la séduire tout en poursuivant ses activités intenses de Dickhead.

Là où Don peut vraiment devenir d’un grand secours pour le chômeur, c’est quand il se fait ses petits quizz sur l’attitude à adopter dans les situations qu’il rencontre.

Là par exemple, le petit con de service des transports en commun qui hurle à sa bitch toutes sortes d’insanités plus stupides les unes que les autres :

Bon et bien nous, depuis que nous sommes devenues potes avec Don et son ami Samuel de Buca (Don est un grand amateur de Sambuca, et quand il en boit, il boit avec Samuel de Buca. Nous aussi d’ailleurs), il nous est plus d’une fois arrivé d’avoir envie de faire comme Don.

Et plus particulièrement quand on se retrouve face à un recruteur.

Oui, lorsque nos CV ont passé le filtre antispams, il arrive que le recruteur souhaite nous rencontrer pour nous poser ses questions bien inspirées. Voici donc le petit guide à l’usage du chômeur pour se sortir des épineuses situations, lorsque le recruteur se met à nous poser une question humm … stupide, et qu’on ne sait pas trop comment s’en sortir pour ne pas lui montrer qu’on le prend pour le dernier des cons.

Comme se fait il que ce type/cette meuf ait réussi à se faire embaucher alors que moi … wallou ???

Commençons par un grand classique du genre :

– recruteur : « Pourquoi cherchez vous un emploi ? »

– chômeur :

  1.  « Et bien, pour vous expliquer ma présence ici, je dirai que j’ai passé la majeure partie de ma vie à étudier mes semblables, leurs us, leurs coutumes. C’est cependant en choisissant de faire un bac ES que j’ai acquis la certitude qu’un jour je serais face à vous. Oui, en cours d’économie, outre le fait que j’ai visionné un reportage de DSK alors ministre en déplacement en Russie, j’ai appris que l’Homme doit produire pour aider la main invisible à réguler l’économie. Je n’ai pas encore une vision très nette de ce qu’est la main invisible mais j’ai eu ma période mano negra et je suis également une grande fan de la main dans la famille Adams alors je pense pouvoir lui la serrer bientôt, la main. (clin d’œil complice). Enfin bref, pour être syllogique : l’homme doit produire. L’entreprise est un lieu de production. Donc l’homme doit aller à l’entreprise car elle ne viendra pas à lui. Je suis un Homme, donc je suis là (terminez ce brillant exposé par un petit mouvement jazzy avec vos mains)
  2. La faim Madame ! Avez vous lu « les raisins de la colère » ? oui, j’ai faim et j’ai entendu dire que vous aviez une cantine pas trop dégueu.
  3. Chantez « Plus près de toi mon Dieu, plus près de toi … »

Dans le trio de tête des marronniers des recruteurs :

– recruteur : « Citez moi deux de vos qualités et deux de vos défauts »

– chômeur :

  1. « Ho et bien, en qualité je dirai que je suis volontaire, réfléchie. Et comme défaut, je suis perfectionniste et cochonne. Oups ! »
  2.  « Bleu »
  3.  « Tout d’abord, je veux que vous sachiez que j’ai profité de mon chômage pour faire un test d’autisme. C’est bon de ce coté là. Par contre, je dois vous avouer que j’ai développé des TOCs depuis ma plus tendre enfance. Ils sont maîtrisés mais je voudrais savoir, les gens de la cantine, ils séparent bien les différents aliments quand ils servent les assiettes ? Parce que moi, je n’arrive pas à manger quand c’est mélangé.

Enfin, une bien bonne vécue dernièrement :

– Recruteur : « Vous avez rencontré le manager du service, qu’en avez vous pensé ? »

– chômeur :

  1. « Il ne m’a pas semblé en forme. Il ne serait pas un peu cardiaque ? Parce que moi, sachez qu’en cas de pépin de santé, je pourrais prendre sa place dans les meilleurs délais et avec le maximum d’efficacité »
  2. « Ha et bien ca me fait plaisir que vous m’en parliez parce que là, sa cravatte, c’est pas possible. Comprenez, je suis une esthète moi. Alors si je dois me taper ce genre d’horreurs tous les jours, je préfère vous le dire dés maintenant : c’est lui ou moi. »
  3. « il est exceptionnel, vraiment formidable ! Je sens qu’il est parfaitement à même de me guider sur le chemin de vie tel un Jésus du 21ème siècle ».

A vous de jouer maintenant !

Mais ne rêvez pas trop pendant l’entretien, pour une fois que vous êtes en face du recruteur, il ne s’agirait pas de louper ses questions et vos réponses.

/Yoda Lucius/

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Toc Toc Toc

Un type bizarre, le chômeur ? MMmhh, je prends le risque de vous vexer, mais oui, le sans-emploi (moi y compris hein), à force de désocialisation et perte d’estime de soi devient quasiment un nid à tocs. C’est qu’on s’habitue très vite à ce rythme de vie fait de … euh …. bah pas grand-chose, mis à part de recherche d’emploi et de faux espoirs.

Je vous propose un petit tour d’horizon des symptômes susceptibles de toucher le chômeur (et n’hésitez pas à partager vos propres diagnostics, après tout, Doctissimo n’a pas le monopole des échanges sur les pathologies diverses et variées). C’est aussi l’occasion pour moi de vous faire partager ma … consternation fascination pour une émission américaine qui s’appelle « My strange addiction », et qui nous servira d’échelle de mesure afin de déterminer la gravité du-dit toc (c’est Dr Floyd qui vous parle).

– Symptôme :Vous avez repéré une offre d’emploi top : elle correspond à vos attentes en termes de missions et de salaires, et en plus, VOUS CORRESPONDEZ PARFAITEMENT AU PROFIL RECHERCHÉ. Oui oui, vous avez bien vérifié, vous possédez tous les critères requis. Donc en fait, ce taf est pour vous. Vous envoyez votre candidature et … aucune réponse. Au bout de cinq jours, dix jours, vingt jours… Rien. Et vous ne comprenez pas pourquoi. Alors vous vous dites, « peut-être que j’ai fait une erreur dans mon numéro de portable sur mon CV ». Et, à chaque fois, que vous envoyez une candidature, que vous attendez une réponse, que vous vous dites « mais c’est bizarre, ils m’ont pas appelé pour me recruter alors que c’était exactement moi qu’ils cherchaient dans l’annonce », vous vérifiez si le numéro indiqué sur votre CV est le bon. Voire même, vous vous appelez et vous vous laissez un message pour être sûr (mais vous le dites à personne).

Diagnostic : Vous êtes un chômeur qui a passé le stade des six mois. Ce toc de vérifier votre numéro de téléphone est tout à fait symptomatique du chômeur qui a encore confiance en lui et qui a encore de l’espoir.

Équivalence My Strange Addiction : Ce symptôme est davantage une mauvaise habitude qu’un toc. Il faut simplement songer à ce que votre entourage n’en sache rien, un peu comme Kesha qui mange du papier toilette :

Symptôme : Alors que vous êtes tranquillement en train de regarder un téléfilm sur TMC en début d’après-midi (qu’il faudrait d’urgence remplacer par Melrose Place, y aurait plus d’audience), vous vous levez brusquement et courrez vers votre téléphone portable pour répondre à un appel. Raté : il n’y a jamais eu d’appel. Mais vous êtes pourtant persuadé d’avoir entendu vibrer / sonner… Et ça vous arrive de plus en plus souvent…

Diagnostic : Vous êtes un chômeur qui a dépassé une année complète de chômage. Vous avez tellement envie qu’on vous appelle pour aller travailler que vous créez vous-même dans votre tête un appel. Mais vous pouvez tout de même vous rassurer avec cet article de Slate sur les vibrations fantômes.

Équivalence My Strange Addiction : Il est quand même question d’hallucinations, donc ça devient un peu bizarre comme symptôme, un peu comme Lori qui dort avec son sèche-cheveux allumé :

Symptôme : Vous avez toute une liste de sites d’annonces d’offres d’emploi calée bien au chaud dans la mémoire de votre navigateur internet. Vous consultez tous ces sites tous les matins. Puis tous les matins et tous les midis. Puis tous les matins, tous les midis, tous les soirs, toute la nuit, toutes les cinq minutes, pour être sûr de ne pas en perdre une miette et pour être le premier à répondre à une super offre.

Diagnostic : Symptôme très envahissant, la consultation compulsive et obsessionnelle des sites d’offres d’emploi peut vite vous pourrir la vie et vous faire perdre un temps fou (oui, oui, il est inutile de les consulter la nuit ainsi que le week end).

Équivalence My Strange Addiction : Gare de ne pas y laisser votre santé, un peu comme Bertha qui boit du vernis à ongle ou encore Jamie qui passe son temps à trifouiller ses oreilles.


/Fausta Floyd/

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